Jak And Daxter

Les Fiches des jeux  (Jak And Daxter) posté le lundi 19 mai 2008 15:42

jak and daxter : the precursor legacy

genre : plate-forme/aventure 

créé par : Naughty Dog

édité par : Sony computer entertainment europe

sortie en : 2001

console : PlayStation 2

 

 

 



 

jak 2 : hors la loi

genre : plate-forme/aventure/action 

créé par : Naughty Dog

édité par : Sony computer entertainment europe

sortie en : 2003

console : PlayStation 2

 

 





jak 3

genre : plate-forme/aventure/action 

créé par : Naughty Dog

édité par : Sony computer entertainment europe

sortie en : 2004

console : PlayStation 2

 

 

 



 

jak x :  combat racing

genre : course/action 

créé par : Naughty Dog

édité par : Sony computer entertainment europe

sortie en : 2005

console : PlayStation 2

 

 

 



 

daxter

genre : plate-forme/aventure

créé par : Nauthy Dog

édité par : Sony computer entertainment europe

sortie en : 2006

console : PlayStation portable


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Test Daxter  (Jak And Daxter) posté le samedi 10 mai 2008 12:43

Pas encore très bien servie en la matière, la PSP hérite enfin d'un jeu de plates-formes de grande classe, que bon nombre d'entre nous attendions avec une impatience certaine. Tout droit échappée de l'illustre série des Jak & Daxter, la beloutre malpolie revient jouer les vedettes dans un titre qui lui est entièrement dédié. Ca promet !


Daxter


Pour une fois, Sony s'efforce de faire taire les mauvaises langues en nous proposant un jeu inédit pour la PSP. Ceux qui craignaient que la série de Naughty Dog ne se décline en un simple portage sur ce support peuvent donc être rassurés. Imaginée comme un complément solide aux volets déjà existants sur PS2, l'aventure à laquelle nous convie Daxter est donc totalement nouvelle. Et même si son développement s'est vu confié à la jeune équipe de Ready at Dawn Studios, le résultat n'a rien à envier aux précédents volets. En d'autres termes, si vous gardez un bon souvenir des heures passées sur ces titres, vous risquez fort de tomber littéralement sous le charme de ce nouvel épisode.

Comme vous le savez probablement déjà, l'inénarrable duo formé par nos amis Jak et Daxter n'a plus lieu d'être dans le jeu qui nous intéresse ici. Situé quelque part entre le premier et le second opus de la série, cet épisode PSP nous raconte ce qu'il est advenu de la beloutre alors que le pauvre Jak était conduit de force dans la prison d'Abriville. Malgré son sale caractère et son ego surdimensionné, Daxter ne pouvait décemment pas rester inactif tandis que son acolyte subissait les pires atrocités. Bien résolu à voir toujours les choses du bon côté, l'animal s'est dit qu'il serait bête de ne pas en profiter pour voler la vedette à Jak en démontrant qu'il possède, lui aussi, les qualités requises pour jouer le premier rôle dans la série. Il ne lui restait plus qu'à trouver comment s'y prendre pour surgir tel un héros sauvant son ami du sort qui lui était réservé.

Après un brainstorming que l'on imagine éreintant, la beloutre a finalement trouvé la meilleure couverture qui soit pour s'infiltrer incognito dans les environnements d'Abriville. Armé d'une tapette électrique et d'un pulvérisateur, Daxter enfile sa combinaison d'exterminateur pour débarrasser la cité des Metal Bugs. Ces insectes nuisibles et surtout dangereux ne résistent pas à quelques coups de tapette bien placés, et encore moins à un nuage d'insecticide. Le spray constitue donc une arme plus qu'intéressante pour Daxter, il ne faudra donc pas hésiter à l'utiliser. D'autant que celui-ci peut également servir à se propulser dans les airs pour survoler un précipice ou une rangée de pièges. Bien entendu, la réserve de gaz n'est pas illimitée, et il faudra régulièrement partir en quêtes de recharges tout en évitant le gaspillage. Le pulvérisateur a même la capacité de se changer en lance-flammes lorsqu'il est mis en présence d'une source de feu, et pourra par la suite émettre des ultrasons.

Construit sur les mêmes bases que ses prédécesseurs, cet opus combine allègrement plates-formes et action dans des phases de jeu qui se démarquent par leur diversité. La cité principale constitue la plaque tournante de cet univers, puisque vous pouvez vous y balader librement en cherchant l'entrée des différents niveaux. Ces derniers sont accessibles à chaque fois que Daxter hérite d'une nouvelle mission, et vous devrez nécessairement la mener à bien avant de venir en aide à quelqu'un d'autre. En parallèle, il n'est pas rare de tomber sur des stages qui s'apparentent davantage à des parcours d'obstacles, un peu dans le style de Crash Bandicoot. Ces phases récurrentes parviennent également à se diversifier en faisant intervenir différents engins à piloter, mais le fait de devoir souvent mémoriser les pièges par coeur pour s'en sortir gâche un peu le plaisir de jeu. A noter que, parmi les véhicules mis à la disposition de Daxter durant l'aventure, le scooter est accessible à tout moment pour se déplacer dans Abriville avec classe et rapidité.

En toile de fond, la quête des orbes des précurseurs et la recherche des costumes constituent autant de bonnes raisons de ne pas se contenter de suivre le cheminement de façon bête et méchante. Ainsi, même si la plupart des niveaux accusent une certaine linéarité, rien ne vous empêche de vadrouiller librement pour dénicher divers secrets. Les bonus cachés ne sont d'ailleurs pas ce qui manque dans Daxter. Inutile de préciser que, compte tenu de son caractère, les scènes cocasses ne manquent pas entre la beloutre et ses clients, ce qui se traduit par des cut-scenes assez rafraîchissantes. Entre deux affrontements conte des boss, vous pourrez par ailleurs vous reposer dans la chambre qui vous est réservée, mais sachez que le sommeil, chez Daxter, est une notion bien abstraite. Concrètement, à chaque fois que vous piquerez un somme, vous verrez l'animal revêtir un costume spécial et se prendre pour le héros d'un film d'action à succès. A titre d'exemple, vous aurez droit à des scènes parodiant Matrix, Braveheart, Indiana Jones ou même le Seigneur des Anneaux. Il faut savoir aussi que ces rêves permettent de débloquer de nouveaux coups relatifs à la tapette électrique. On n'est donc pas limité aux enchaînements de base et l'action s'en retrouve considérablement enrichie.

Parvenant avec brio à allier humour et défis corsés, Daxter propose un challenge intéressant, avec une durée de vie solide. Aux heures passées sur l'aventure principale, viennent se rajouter les parties en duo qui vous permettent de livrer des duels d'insectes contre un ami. En libérant ces créatures emprisonnées dans des cages durant l'aventure, vous pourrez les utiliser par la suite dans des combats assez amusants contre la console ou face à des adversaires humains. Ensuite, en mettant la main sur des cartes et des fioles de jus d'insecte, vous aurez la possibilité d'optimiser vos chances de gagner en améliorant les capacités de vos créatures. Pour finir, ceux qui possèdent Jak X sur PS2 seront ravis de savoir que ce titre est compatible avec Daxter, à savoir qu'on peut connecter les deux versions pour obtenir des engins supplémentaires par exemple.

Les notes

  • Graphismes 16/20

    Alliant des environnements mécaniques à d'autres plus verdoyants, Daxter propose un univers qui s'inscrit totalement dans la lignée des autres volets de la série. La réalisation est parfaitement soignée et ne souffre que de quelques petits ralentissements qui ne ternissent pas la beauté des décors et des animations.

  • Jouabilité 15/20

    Pensé avec sagesse et créativité, le gameplay révèle toute son efficacité malgré la rigidité du stick PSP qui peut provoquer quelques crampes après quelques heures de jeu. La caméra se gère manuellement, ce qui évite les problèmes, et les deux armes de Daxter voient leurs capacités constamment renouvelées au fil du jeu. Les phases en véhicules sont également très appréciables.

  • Durée de vie 15/20

    En plus de proposer un certain nombre de défis plutôt corsés, le soft jouit d'une longévité plutôt solide avec les 17 missions qui composent l'aventure principale. Vous en aurez pour encore plus longtemps si vous désirez découvrir tous les à-côtés du jeu.

  • Bande son 16/20

    L'atmosphère sonore renforce bien l'immersion, avec des musiques bien choisies et un doublage de qualité.

  • Scénario 16/20

    La beloutre a tellement de charisme qu'elle nous fait presque oublier l'absence de Jak dans cette aventure. L'histoire est assez surprenante et on s'y plonge avec beaucoup de plaisir.

  • Note Générale 16/20

    Exclusif à la PSP, cet épisode de la série Jak & Daxter est à la hauteur de ses prédécesseurs. Le renouvellement des phases de jeu est bien dosé, et l'on ne risque pas de s'ennuyer en compagnie de la joyeuse beloutre. Un opus indispensable qui vient compléter avec brio une série déjà très appréciée par les fans de plates-formes.

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Test Jak X  (Jak And Daxter) posté le mercredi 07 mai 2008 18:41

Dans la grande tradition des évolutions "Naughty Dogesques", Jak passe à la vitesse supérieure en laissant le genre plates-formes/action pour celui de la course survoltée. Logique, d'un certain côté, si on se rappelle de l'expérience similaire qui avait été pratiquée sur l'ami Crash. L'effet de surprise ne vient donc pas de ce virage à 180° mais plutôt de l'orientation donnée au projet. Alors qu'on était en droit d'attendre un clone de Crash Team Racing (du moins dans les sensations ou le gameplay), on se retrouve finalement devant un Burnout-Like, ou la technicité du pilotage laisse sa place aux explosions qui vous accompagneront tout au long de votre périple. C'est à prendre ou à laisser.

 

Jak X

 

Malgré le poids des années, je me rappelle encore de mes premières parties de Crash Team Racing. Non pas que je sois fan du genre, mais quelle ne fut pas ma surprise de retrouver dans ce jeu, des sensations aussi puissantes que celles véhiculées (sigh !) par l'indétronable Mario Kart 64. Je ne reviendrai pas sur tous les autres opus qui sont sortis sous l'égide de Vivendi (bien moins bons, du moins pour votre serviteur) pour directement passer au sujet qui nous intéresse : Jak X. Dire que j'attendais ce jeu relève de l'euphémisme le plus éhonté, vu qu'on retrouve derrière ce titre la talentueuse équipe de Naughty Dog, à même de rendre un Bandicoot aussi célèbre qu'un Sonic ou Mario. La déception n'en est que plus grande car si leur nouveau bébé est entièrement dédié au fun, une multitude de petits problèmes entravent sa progression vers les sommets vidéoludiques, l'empêchant par là même de nous hisser sur les plus hautes cimes du plaisir numérique. Le plus désolant dans l'histoire est que le potentiel du soft est énorme et qu'il demandait juste à exploser par le biais d'une réflexion plus intense autour du concept de jeu. Loin de moi l'idée de philosopher des heures entières sur le pourquoi du comment, mais pourquoi avoir délibérément choisi la voie de la surenchère visuelle au profit des sensations de courses qui se résument ici à "subir" des cinématiques au ralenti lors de crashs et des débordements graphiques qui nuisent considérablement à la bonne visibilité de l'ensemble ? Et si la réponse à ces questions existentielles se trouvaient dans les paragraphes qui suivent ?

 

 

Jak X marque la rencontre de deux univers, celui de Jak & Dexter (étonnant non ?) et du Burnout de Criterion qui a depuis longtemps fait ses preuves dans le domaine de la course "artistiquoexplosive". Ainsi, s'il est légitime pour Naughty Dog de vouloir surfer sur le succès de cette saga, il est beaucoup plus surprenant que les développeurs aient sciemment choisi de laisser de côté toute notion de pilotage. En somme, Jak X est une question de rapidité, d'action et de fun. Vu sous cet angle, on peut se dire que ce choix est finalement une très bonne idée puisqu'elle permet aux joueurs de retrouver l'ambiance de la série phare de la société californienne qui n'en oublie pas pour autant l'influence "Mario Kart" matérialisée par toute sorte de bonus à récupérer sur les circuits. Jusqu'ici, tout va bien sauf qu'une fois sur le terrain, on assiste à un grand n'importe quoi anarchique et surtout incompréhensible. Ok, ça va vite, pour sûr, c'est très joli, oui ma bonne dame, on est devant un jeu qui s'assume pleinement, mais quid des sensations de pilotage qu'un tel jeu est sensé nous offrir ? Eh bien, c'est simple, vous ne les trouverez nulle part. Je suis bien conscient que Jak X a essayé de prendre l'autoroute pour laisser derrière lui l'expérience Crash Team Racing, mais pourquoi avoir voulu à tout prix privilégier l'aspect hollywoodien au détriment de la conduite ? En somme, on est beaucoup plus proche d'un Rollcage que d'un Mario Kart, ce qui est somme toute assez logique vu que les deux jeux ont beaucoup en commun.

 

Les modes de jeu, eux, nous offrent une variété complète de défis allant du Combat à mort à la Course contre la Montre en passant par Heure de pointe dans lequel vous devrez essayer d'entrer en collision avec le plus de véhicules possibles. Au total, pas moins de 11 challenges sont disponibles dans la section Exhibition. Pour parfaite le tout, ajoutons également la possibilité de jouer en splitté (avec un ami), en Online ou en réseau local. Une fois pénétré dans l'antre, vous trouverez toute sorte de réglages (qualité de l'IA, niveau de difficulté, choix du circuit...) et pourrez choisir entre six pilotes, du moins au tout début. Enfin, il restera à opter pour tel ou tel véhicule qu'il faudra au préalable débloquer dans le mode Aventure. Ce dernier challenge fait donc office de mode scénarisé en incluant les personnages rencontrés dans les trois premiers Jak. Tout commence par le retour du retour de Krew qui se fait fort d'être encore plus machiavélique depuis qu'il est mort. Ayant pris soin d'empoisonner le vin de nos amis ainsi que celui de sa fille (qui se veut mimi comme tout contre toute attente), le but de notre cher baron Harkonnen est de gagner le championnat de Kras qu'il n'a jamais pu ajouter à son tableau de chasse. Et voilà pour le point de départ qui vous mènera à enchaîner des courses pour tenter de gagner les quatre coupes constituant le mode principal de Jak X. Chaque coupe étant constituée d'une palanquée de challenges de plus en plus difficiles, vous n'êtes pas prêt d'en voir le bout. De plus, en fonction des médailles obtenues (bronze, argent ou or), vous cumulerez de plus en plus de points qui vous serviront à acheter des bonus (artworks, making-of, véhicules...) ou à améliorer vos bolides en boostant leurs 4 caractéristiques d'armure, de vitesse, de turbo ou de régime moteur. Une fois que vous aurez gagné suffisamment de courses, vous pourrez participer aux qualifications qui réclameront obligatoirement une médaille d'or pour pouvoir accéder aux phases finales.

 

Comme je le laissais entendre un peu plus haut, ce n'est pas le contenu qui pose problème mais bel et bien la conduite. Tout d'abord, on regrette amèrement que le pilotage oublie toute notion d'habileté et soit simplement axé sur la collecte de bonus. On a toutefois la possibilité de déraper ou d'effectuer de longs sauts afin d'augmenter plus rapidement votre jauge d'Eco bleue grâce à laquelle vous pourrez enclencher un turbo. A ce sujet, notez que la récupération de cristaux bleutés aura le même effet. En sus, on trouve de l'Eco verte pour réparer son véhicule, de l'Eco rouge pour utiliser des armes de défense (mines, leurres, flaques d'huile, écrans de fumée) ou de l'Eco jaune synonyme d'armes offensives. Dommage que celles-ci soient peu nombreuses et se comptent quasiment sur les doigts d'une main. La déception vient aussi de leur manque d'originalité qui se résume à nous offrir une mitraillette, des missiles (téléguidés ou non) ou une arme énergétique. Malgré tout, ce sera bien suffisant pour rendre les courses particulièrement illisibles. Il est certain que l'addition décors colorés + explosions + effets visuels à gogo n'est pas très pratique si on veut obtenir une bonne visibilité.

 

 

Seulement voilà, Naughty Dog ne s'est pas arrêté là et fait encore plus fort en ajoutant des cinématiques automatiques dès que votre véhicule se fait détruire. Parfait pour couper le rythme et agacer le joueur qui va devoir se payer ce genre de séquences un nombre incalculable de fois. On peut bien accélérer la séquence qui ne dure que quelques secondes mais en l'état c'est gonflant d'autant que ces scènes sont tout le temps les mêmes (la carcasse de votre kart qui virevolte dans les airs) et n'ont rien d'impressionnantes. Pour terminer sur les types d'Eco disponibles, complétons le tableau avec l'Eco noire qui augmentera la puissance de vos tirs jusqu'à ce que vous vous fassiez toucher. Pour profiter de cette énergie, vous aurez à détruire un maximum d'adversaires, bien que votre jauge se remplisse également en subissant des dégâts. Comme on le constate, le système de jeu profite du savoir-faire de développeurs qui avaient pu se faire la main sur ce genre de courses dans Jak 3. Et c'est bien pour cette raison qu'on ne peut que soupirer en constatant à quel point la conduite a été sacrifiée sur l'autel de la tôle froissée. Entre autres soucis, on citera aussi des courses trop longues qui s'étalent le plus souvent sur deux tours de piste interminables. Maintenant, ne soyons pas trop blasés. Jak X reste un bon jeu, rapide et nerveux, et s'il aurait pu être du niveau de son illustre modèle grâce à une plus grande harmonie entre ses diverses influences, le pari est plus ou moins réussi vu qu'il s'adresse au final à un plus grand panel de joueurs. En conséquence, il ne tient qu'à vous de voir ce que vous attendez d'un tel titre et à faire votre choix.


En Bref...

Graphismes 16/20

Les décors sont magnifiques et permettent de courir sur des circuits se déroulant dans des environnements disparates comme un port, une jungle, un temple, etc. Le design de Jak 3 est encore d'actualité et le look futuriste des véhicules est très réussi. La qualité des effets visuels n'a pas à rougir et seuls les ralentis de crashs sont très décevants.

 

Jouabilité 14/20

Ca va vite, ça explose de partout, mais que reste-t-il au final de la véritable conduite ? Eh bien pas grand chose car la plupart du temps, vous foncerez en ligne droite en récupérant des items pour essayer d'éliminer vos adversaires. Le gameplay doit aussi composer avec une visibilité réduite (due au surplus d'effets visuels ou à une gamme de couleurs parfois mal choisies) ou des crashs coupant le rythme des courses. Dommage que les programmeurs n'aient pas pensé à une vue plus éloignée qui aurait pu régler la majeure partie de ces soucis.

Durée de vie 15/20

Une dizaine de pilotes et de karts à débloquer (sans compter ceux disponibles grâce à la version PSP du jeu), plusieurs bonus à gagner, des compétitions en splitté ou en Online et un mode Aventure plutôt bien foutu et surtout bien difficile. La longévité du titre est assurée et bien qu'on trouve quelques défis très moyens (Objets à gogo, Combat à mort), vous devriez trouver votre bonheur parmi les 14 types d'épreuves.

Bande son 14/20

Le doublage français comporte quelques voix connues et le casting est d'un bon niveau, tout comme la qualité d'interprétation. C'est d'autant plus audible qu'il est parfois très tentant de surjouer dans ce type de jeu. Les musiques sont à fond dans le trip techno-rock alors que les bruitages sont énergétiques et renforcent encore un peu plus le côté anarchique des courses.

Scénario -/20

        -

Note Générale 14/20

Jak X est une semi-réussite dans le sens où il favorise un peu trop l'approche bourrine. Ne cherchez donc pas de quelconques subtilités de pilotage qui semblent s'être fait la malle. En sus et place, on a droit à des compétitions nerveuses et fun dans la veine de celles d'un Rollcage mais qui restent trop basiques. De plus, des problèmes de visibilité rendent les courses assez chaotiques et nous empêchent d'être vraiment à l'aise. En définitive, le titre possède un énorme potentiel qui aurait pu être mieux exploité. Ceci dit, le résultat final est tout de même agréable d'un point de vue esthétique et il serait hypocrite de dire qu'on ne s'amuse pas en jouant à Jak X, surtout que ce dernier peut compter sur des modes Online pour rallonger sa durée de vie.
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Test Jak 3  (Jak And Daxter) posté le mercredi 07 mai 2008 18:38

Il est dit dans les arcanes des Précurseurs qu'un homme solitaire, sans histoire et sans passé, voguant sur les flots aiguisés du temps et de l'espace libérera le monde de ses infestations. Celui-ci apparu en une journée durant laquelle aucune manifestation ne supposait l'avènement d'une nouvelle ère. Avec l'aide des habitants d'Abriville, il mit fin au règne éphémère d'une lèpre nommée Metal Heads. Mais les êtres peuplant ces terres nouvellement libérées oublièrent vite ses faits héroïques. Mis sur le devant de la scène par ces derniers, il fut donc la cible principale des moindres dysfonctionnements, finissant exilé dans un désert aride. Serait-ce le point final de la prophétie ? Voici son histoire.

 

Jak 3

 

 

Décidément, les citoyens d'Abriville n'ont pas la reconnaissance facile. Après une bataille apocalyptique contre le chef et générateur des Metal Heads, notre ami au bouc taillé en pointe est parvenu à éradiquer cette menace, s'étendant insidieusement sur un monde en déclin. Considéré comme un héros, et accessoirement sauveur de la légende, Jak pensait légitimement posséder désormais le droit de vivre sa vie comme il l'entendait, dans une paix retrouvée. Une utopie qui aurait aisément pu trouver une incarnation si seulement la haine et le profit égoïste ne s'étaient pas incrustés dans une ville en reconstruction. Aujourd'hui, la cité n'est qu'un immense champ de bataille, mêlant guerre civile et poches de résistance Metal Heads toujours plus tenaces. Devant cet état de délabrement avancé, les citoyens désignèrent Jak comme responsable, car portant en lui la mystérieuse éco noire, symbole de bien des avidités. Considéré comme différent et dangereux, il fut envoyé vers une mort certaine dans les Terres Pelées, une vaste étendue désertique et inhospitalière. Aidé dans une faible mesure par Ashelin, le guerrier partit vers sa destinée, accompagné du fameux Dexter et du fourbe Pecker. La dernière chose que l'on sait à son sujet est qu'il a été aperçu errant au sommet de dunes de sable, titubant de fatigue... Mais ne vous inquiétez pas, la fatalité ne désire pas immédiatement de lui. Recueilli par Damas, le roi d'une ville oubliée au creux de landes asséchées du nom de Spargus, Jak va devoir faire ses preuves pour devenir un sujet de cet oasis improvisé. Il pourra de ce fait peut-être revenir à ses racines et comprendre la situation d'Abriville. On change donc totalement d'atmosphère dans ce troisième opus de la quête personnelle du combattant à la beloutre ravagée, plongeant dans des univers emplis de désespoir et soumis aux stigmates d'un univers rude et agressif.

 

 

Oeuvrant durant une bonne partie de son aventure dans une ambiance digne de Mad-Max, en toutefois moins sanguinaire, Jak va devoir s'habituer à un fonctionnement différent de celui d'Abriville, dans une société éminemment médiévale, fondée sur le mérite des armes et non pas des personnes. Il s'ensuit un design général en adéquation avec cette nouvelle vision, basant ses principales caractéristiques sur une représentation plus "dure" et plus "brute" que ce soit au niveau des objets, des véhicules, ou bien encore des personnages. Les armures sont souvent fabriquées à partir de morceaux de métal hétéroclites, et les armes demeurent assez rudimentaires, tenant plus de la hache et de l'épée que du phaser. A ce propos, vous pourrez désormais équiper Jak d'une cuirasse de Précurseur, qui lui donnera une fois achevée un charisme sincèrement fascinant. Echoués dans un désert en constante évolution, les principaux protagonistes appréhendent donc un monde au style graphique très particulier, utilisant de nombreuses teintes claires ou ocrées, avec un préférence pour les dégradés orangés légèrement vieillis, apportant de ce fait un cachet cohérent et réellement personnel à l'ambiance. D'autre part, et toujours dans la thématique d'espaces arides, l'utilisation de ces derniers apporte un souffle, qui s'il n'est pas à proprement parler innovant, suffit à remédier à un problème assez dérangeant de Jak 2. En effet, dans la première partie, et un peu moins par la suite, les missions que vous aurez à effectuer ne seront pas contenues dans de simples zones délimitées par des murs infranchissables. L'immensité sablonneuse sera votre terrain de chasse et de prospection, et vous ne serez plus, ou rarement, limité par des barrières comme auparavant. Une part d'exploration non négligeable, qui octroie un côté aventure un tantinet plus développé. Tel le valeureux rédempteur de tort implacable, vous traverserez des plaines mêlées de gravier et de sable sur de puissantes montures dotées de plusieurs roues motrices, les cheveux au vent dans des décors sublimes et agités d'une gestion des particules de poussière exceptionnelle pour une PS2 vieillissante.

 

 

Mais vous ne vous vous rendrez compte du travail titanesque accompli que lors des phases vous plaçant au sein d'environnements "intérieurs". La salle du trône de Spargus, constellée de rivières artificielles et pénétrée d'une lumière diffuse et colorée d'un rouge très doux, est une véritable merveille. Toutefois, la beauté frappante du soft de Naughty Dog s'étale de ses ailes immenses sur chaque détail que vous apercevrez à l'écran. Le level-design, bien que très proche du précédent volet, est une petite merveille, vous impliquant dans des dédales caverneux ou de sombres rues émaillées d'une recherche évidente sur l'utilisation de jeux lumineux terriblement crédibles, et d'une volonté de cohérence indiscutable. Par exemple, les différents temps que vous visiterez disposent d'un climat mystique et séculaire palpable, soulignant cet aspect par une allure spectaculaire, donnant à admirer des panoramas vertigineux, et des salles conservant jalousement des puits de lumière superbes. Dans le même ordre d'idée, le chara-design propose des individus rapidement attachants, qui ne s'oublient pas dès la première épreuve venue. Chaque personnage rencontré marque immédiatement l'esprit d'une manière plus ou moins durable, mais demeure la plupart du temps intéressant à observer. Finissons enfin sur les moyens de transport présents, prenant soit la forme de véhicules tout-terrain, soit celle de vaisseaux aériens. Les premiers font preuve d'une représentation adaptée aux conditions dans lesquelles ils évoluent, adoptant une forme la plupart du temps très effilée et agressive, et les seconds restent dans la veine de ceux inhérents à Jak 2, en toutefois un tantinet plus léchés. Tous très réussis, ils contribuent grandement au plaisir de jeu ressenti.

 

 

Ce dernier tient également au gameplay détonnant, préalablement mis en place dans les précédentes pérégrinations de Jak. On retrouve donc avec plaisir les différentes possibilités du héros aux oreilles démesurées, donnant accès à un nombre assez imposant d'actions diverses. Tout d'abord, ce dernier manie à la perfection deux styles de combats bien distincts. L'un classique en effectuant une toupie sur lui-même à la Crash Bandicoot, et le second mettant à profit les nombreuses armes remportées après certaines missions effectuées pour le compte d'intervenants importants scénaristiquement parlant. Au nombre de douze, celles-ci comportent des attaques spécifiques, privilégiant l'explosion à distance, la désintégration au corps-à-corps, ou bien encore le tir de précision. Un équilibre respecté pourrait-on se dire, mais il apparaît trop précipitamment qu'au contraire le système a été mal pensé. En effet, certains outils de destruction massif permettent de se débarrasser trop aisément d'ennemis de toute façon trop peu combatifs, tandis que d'autres demandent plus d'adresse, et se révèlent bien moins radicaux. On a de fait tendance à privilégier les deux ou trois ustensiles les plus probants en oubliant bien lestement le reste de l'arsenal. Une erreur dommageable, qui handicape le développement du gameplay. Heureusement, ce fait est un peu amoindri par la présence de buggies sauvages et rugissants adaptés au désert, que vous serez libre de conduire après la réussite de quelques missions pour le compte d'un mercenaire local à la stature imposante.

 

 

Chacun d'entre eux détient des particularismes qui s'adapteront aux type d'épreuves auxquels vous serez confronté. La Puce des Sables autorise des sauts de plusieurs mètres semblant retranscrire une gravité lunaire et demeure sans aucun doute le modèle le plus "fun", tandis qu'un second modèle, véritable char d'assaut rapide vous permettra des expéditions punitives sans contre-attaques possibles. Un apport digne d'intérêt qui donne une saveur intense lors des raids dans ces territoires assoiffés. En revanche, tout n'est pas rose au pays des 4X4, et l'huile a tendance a tourner sous le soleil. Effectivement, vous pesterez quelque fois contre une gestion des collisions assez hasardeuse, lors des rencontres avec des opposants ou tout simplement avec des collines rocailleuses. Mais cet écueil ne vous empêchera pas pour autant de profiter pleinement de ces escapades dépaysantes. Le reste du gameplay ne connaît quant à lui pas beaucoup de modifications, et reprend dans les grandes lignes celui de Jak 2. On retrouve donc toujours l'utilisation du jet-board, les double-sauts qui vous sauveront la mise à de nombreuses reprises, et surtout les transformations avisées en Dark Jak. Pourtant, peu ne signifie pas aucunes. En fait, la principale innovation réside dans l'exploitation des pouvoirs de Jak qui subissent un revirement certain. Car dorénavant, un côté lumineux s'est adjoint à la face ténébreuse de notre ami. Le titre de Naughty Dog intronise donc Light Jak, amenant son lot de capacités spéciales inédites. Impressionnantes et extrêmement attractives sur le papier, elles n'acquièrent pas complètement une utilité au sein des phases de jeu dites classiques. Geler le temps, être capable de soigner ses blessures, ou encore voler grâce à de somptueuses ailes immaculées reste clairement agréable à l'essai, mais ne trouve véritablement d'issue dans les diverses situations présentes. Dommage. Au final, donc, on retiendra de ce Jak 3 quelques innovations fameuses et une disparition de certaines lacunes présentes dans l'opus précédent, sans pour autant exécuter une sublimation achevée. Supérieur tout de même sur bien des points face à son aîné, en particulier concernant le background et la psychologie des personnages, Jak 3 s'impose comme un épisode de clôture respectueux qui vous fera vivre une aventure de choix.

En Bref...

Graphismes 18/20

Superbement réalisé et disposant d'une atmosphère véritablement pénétrante, Jak 3 permet de démontrer les possibilités techniques toujours plus effarantes d'une PS2 souvent décriée. Exposant des environnements composés de myriades de détails, dotés de textures confondantes de finition, et clairement enchanteur, le titre qui nous intéresse aujourd'hui permet une immersion rapide et sans heurts. Le chara-design est quant à lui sincèrement réussi, tout comme la représentation des buggy et des divers bâtiments, poussant à l'admiration. Néanmoins, un vilain effet de tearing l'empêche de se hisser parmi les fleurons du monolithe de Sony. A noter également une animation irréprochable.

Jouabilité 15/20

Les commandes sont réellement bien pensées, et les fonctions affiliées aux diverses touches mettent rapidement à l'aise, sans pour autant bercé le joueur dans une simplicité banale. Au niveau du gameplay, on remarque quelques petites modifications agréables, comme la présence de buggies disposant tous d'une approche particulière, ou de l'entrée en scène du magnifique Light Jak. De plus, l'architecture des missions est un tantinet différente, ce qui empêche la lassitude rapide du précédent opus. Malgré tout, les nouveautés ne sont pas en assez grand nombre, et l'on regrette que Naughty Dog n'ait pas daigné en offrir plus pour l'opus de conclusion.

Durée de vie 15/20

Plus court que son prédécesseur de par une difficulté bien moindre, Jak 3 vous tiendra en haleine une douzaine d'heures environ, voire quinze à vingt si la recherche des orbes vous intéresse au plus haut point. Une aventure néanmoins dynamique et entraînante, qui vous fera découvrir des travers inconnus, et qui pousse vraiment à la progression.

Bande son 16/20

Les compositions musicales présentes s'avèrent d'une qualité très honorable, et varient les genres pour fournir au joueur une ambiance différente en chaque lieu. Bien plus fouillées et agréables que dans le précédent opus, elles prennent une part importante de l'intérêt. Les dialogues sont quant à eux relativement percutants, et le doublage souligne fort convenablement les caractères de chaque intervenant.

Scénario 16.5/20

Vous allez enfin connaître les dessous du monde de Jak, et les turpitudes de la destinée trouble et mystérieuse de ce dernier. Quel était le vrai rôle de Sig ? Qui sont vraiment les Précurseurs ? Quelles sont ces étranges machines affiliées à l'éco noire ? Autant de questions qui trouveront des réponses au sein d'une atmosphère plus sombre et mature.

Note Générale 17/20

Peu surprenant et grosse remise à jour du précédent opus, Jak 3 propose néanmoins une aventure riche et passionnante, à la jouabilité titanesque et à la réalisation somptueuse. Mettant en scène de nouvelles phases de gameplay détonantes via l'utilisation des rugissants buggies, ou par le biais de la transformation en Light Jak, le titre de Naughty Dog clôt de bien belle manière une série connaissant quelques lacunes, mais au potentiel non négligeable.
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Test Jak 2 : Hors la loi  (Jak And Daxter) posté le mercredi 07 mai 2008 18:36

On a souvent comparé Jak And Daxter à un dessin animé de Walt Disney. Pour ce second épisode, la comparaison tient toujours la route. Dans un cas comme dans l'autre, ce que l'on gagne en technique, on le perd en magie et en féérie...

Jak 2 : Hors La Loi

 

Qu'est ce que j'ai pu m'amuser avec Jak And Daxter au moment de la sortie du jeu il y a deux ans. Le titre de plates-formes s'imposait naturellement comme la référence du genre grâce à toutes ses qualités tant techniques qu'artistiques. Aujourd'hui encore, il tient tête à toutes les productions apparues après lui. Et d'ailleurs, lorsqu'on me demande un bon jeu de plates-formes sur PS2, je réponds sans sourciller « Jak And Daxter ». Vous imaginez donc mon impatience pour découvrir Jak 2, la suite tant attendue, celle qui devait une nouvelle fois révolutionner le genre. Au risque de casser tout suspense sur le final de mon test, je ne peux vous cacher plus longtemps que le titre m'a beaucoup déçu. Et je ne suis pas le seul à être déçu, tout le monde à la rédac, en tout cas tout ceux qui s'y sont essayé, ont rapidement compris que Jak 2 ne détrônerait pas le premier volet, du moins si on considère le côté affectif de la chose, car pour ce qui est de la technique, il n'y a pas photo, Jak 2 réalise le quasi sans faute.

Le moteur graphique du jeu fait effectivement des merveilles. La distance d'affichage est toujours aussi importante qu'avant (si ce n'est plus) et les zones à explorer bien plus complexes. Le gros du jeu se déroule dans une immense ville qui grouille de passants et de véhicules volants. Si on note assez fréquemment un peu de tearing qui vient découper l'image (surtout lors des rotations de caméra en milieu ouvert), on n'a pas à se plaindre de l'animation qui reste toujours fluide et rapide comme elle l'était déjà dans le premier jeu. Les expressions des personnages sont une nouvelle fois tordantes, spécialement celles de Daxter qui se tortille dans tous les sens et qui remplit à merveille son rôle de petit comique. Ses répliques sont toujours aussi marrantes et oh bonheur, oh joie, il ne se contente plus de soliloquer tout au long du jeu. puisque Jak a retrouvé sa langue et qu'il parle ! Oui, vous avez bien lu, Jak parle ! Lui et tous les autres personnages s'expriment à vive voix grâce à un doublage au poil. Non, sérieusement, on ne peut reprocher quoi que ce soit à Jak 2. Tout du moins en ce qui concerne son aspect technique.

C'est ça le plus rageant ! Se retrouver devant un jeu beau à pleurer et doté d'une bande-son exceptionnelle (aussi bien pour les voix que pour les musiques et les bruitages) et de ne pas éprouver plus d'amusement que ça. Autant, on s'était réellement régalés de bout en bout avec le premier Jak And Daxter, autant cette fois-ci, on s'ennuierait presque. Je m'explique. En fait, tout vient de l'orientation plus sombre et mature qu'ont voulu donner les développeurs à leur titre. L'histoire débute là où elle se terminait dans l'opus précédent. Jak, Daxter, Kiera et Samos se retrouvent devant le portail Precursor qui se trouve en réalité être une sorte de faille temporelle menant droit dans une mégacity contrôlée par le baron Praxis. Ce dernier fait emprisonner Jak pour on sait trop quelle raison et lui fait subir plusieurs expériences à base d'Eco Noire. Au bout de deux ans, Jak, aidé de Daxter, parvient enfin à s'évader de sa prison et ne pense désormais plus qu'à une chose : se venger de Praxis !

 

Si l'Eco Noire avait transformé Daxter en sorte de mangouste au début de Jak 1, la substance a un tout autre effet sur Jak, elle le rend mauvais et décuple ses pouvoirs destructeurs. Durant le jeu, si Jak récupère suffisamment d'Eco Noire, il peut ainsi se changer en Dark Jak pour coller une bonne pâtée aux ennemis qui ne résisteront alors pas bien longtemps. L'esprit plus sombre de cet épisode ne se ressent pas qu'au niveau du scénario, mais tout au long du jeu. Déjà, les environnements guillerets et féeriques laissent place à une dominante de décors industriels froids et austères tandis que les monstres farfelus sont remplacés par des gardes. Les niveaux à ciel ouvert se font plus rares et on regrette vraiment les paysages superbes du premier volume. Il faut bien se rendre à l'évidence, la magie du jeu a disparu !

 

 

Côté nouveautés, on est plutôt servis, même si on se serait volontiers passés de la plupart d'entre elles. La plus agaçante concerne le cheminement du jeu. Comme dans un GTA où on se balade à la recherche de missions, il faut ici conduire Jak d'un bout à l'autre de la cité pour se voir confier un objectif. La ville étant particulièrement grande, et les foulées du héros assez petites, les déplacements se révèlent vite longs et fastidieux (même avec la mini carte en bas de l'écran, on se paume facilement, c'est dire !). Heureusement, il est possible de voler n'importe quel engin qui passe près de nous pour avancer plus vite. Cependant, ces véhicules ne sont jamais très maniables, surtout dans les petites rues bien tortueuses de la ville ! On bataille avec la maniabilité pour piloter correctement, et lorsqu'on croit enfin avoir pris le coup de mains, on se retrouve poursuivi par des gardes nous ayant apparemment confondu avec le pigeon d'argile de leur ball trap ! D'abord, on se dit que c'est super chaud, puis au bout de la vingtième tentative pour passer la même ruelle, on se dit finalement que ce n'est pas drôle du tout. Même remarque pour les niveaux en hover board où Jak se prend pour Tony Hawk, ainsi que pour ceux basés sur l'action pure où, armé d'un gun assez puissant, il faudra nettoyer des zones entières de tout un tas de bestioles. Seuls les trop rares niveaux de plates-formes rattrapent un peu l'affaire grâce à un level design réussi. Pour le reste, très franchement, le jeu a bien du mal à nous captiver. En tout cas, on est loin du premier épisode. Cruelle déception...

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